Je sais que j’ai besoin de ralentir… mais je n’y arrive pas

Pourquoi est-il si difficile de s’arrêter quand on a l’habitude de toujours penser aux autres ?
Il y a cette sensation de fatigue que l’on connaît depuis quelque temps déjà. Cette tension dans les épaules qui revient sans cesse, ce sommeil qui ne permet pas vraiment de récupérer, ce mental qui continue de tourner alors que la journée est terminée. On sait que quelque chose ne va pas tout à fait, on se dit qu’il faudrait ralentir, prendre du temps pour soi, souffler un peu… mais on continue.
On termine ce qu’il y a à faire, on pense au lendemain, on répond aux messages, on s’occupe des autres, on anticipe déjà la prochaine chose à gérer. Et le moment pour soi est encore repoussé.
Jusqu’à ce que prendre soin de soi devienne lui aussi quelque chose que l’on remet à plus tard.
Penser à tout le monde avant de penser à soi
Certaines personnes ont tellement l’habitude de prendre soin des autres qu’elles ne se rendent même plus compte de la place qu’elles occupent elles-mêmes dans leur propre vie.
Elles pensent à tout, anticipent, organisent, rendent service, prennent des nouvelles, gèrent les imprévus et font en sorte que tout fonctionne. Elles sont souvent celles sur qui les autres peuvent compter. Ce fonctionnement peut aussi avoir été appris très tôt, dans l’éducation, dans la famille ou à travers les rôles que l’on a pris au fil des années.
On apprend à être disponible, à faire plaisir, à ne pas déranger, à être forte, à avancer même quand on est fatiguée. On apprend aussi que les besoins des autres sont importants et que les nôtres peuvent attendre.
Alors on s’adapte.
Et à force de s’adapter, on finit par ne plus se demander ce dont on a besoin.
S'arrêter devient difficile parce que l’arrêt fait naître de la culpabilité. Lorsque tout le monde est pris en charge et que les choses sont faites, prendre une heure pour soi peut donner l’impression de ne pas faire quelque chose d’utile. On se repose, mais on pense à ce qu’on pourrait faire à la place. On s’allonge, mais la liste des choses à faire continue de défiler dans notre tête.
Le corps est à l’arrêt, mais le mental, lui, continue de travailler.
Quand les signaux du corps deviennent notre quotidien
Le corps sait pourtant nous rappeler que nous avons besoin d’attention.
Une fatigue qui s’installe, des tensions dans la nuque ou les épaules, une mâchoire que l’on serre sans même s’en rendre compte, un sommeil moins réparateur, un mental constamment sollicité… Ces signaux peuvent nous interpeller au début.
Puis on s’habitue.
La tension devient « ma tension ». La fatigue devient « je suis comme ça ». Le sommeil difficile devient quelque chose que l’on finit par considérer comme normal.
Les symptômes font alors presque partie de nous. On ne se demande plus vraiment pourquoi ils sont là, on apprend simplement à vivre avec.
Et pourtant, s’habituer à un signal ne signifie pas qu’il n’a plus rien à nous dire.
Notre corps mérite aussi qu’on l’écoute avant d’arriver au bout de nos ressources.
Ralentir, c’est parfois retirer le pansement
Il y a aussi une autre raison pour laquelle il peut être difficile de ralentir : lorsque l’on arrête enfin de courir, on peut commencer à entendre ce qui était resté en arrière-plan.
Tant que les journées sont remplies, que l’on passe d’une tâche à l’autre et que l’on pense constamment à ce qui vient après, il reste peu de place pour se demander réellement comment on va.
S’arrêter peut alors donner l’impression de retirer un pansement.
Ce que l’on ressentait déjà peut devenir plus présent. Une émotion que l’on avait repoussée, une fatigue que l’on n’écoutait plus, une préoccupation que l’on gardait dans un coin de la tête peuvent refaire surface.
Ce n’est pas forcément confortable. Et c’est justement pour cela que l’on peut avoir tendance à repartir très vite dans l’action.
Mais retirer un pansement ne crée pas une blessure. Cela permet simplement de regarder ce qui était déjà là.
Ralentir, ce n’est donc pas forcément chercher immédiatement une solution à tout ce que l’on ressent. C’est d’abord accepter de faire une place à ce qui est là, sans jugement et sans avoir besoin de tout régler dans l’instant.
Ralentir ne signifie pas tout changer
Prendre soin de soi ne demande pas nécessairement de bouleverser sa vie.
Ralentir peut commencer par des choses très simples : s’accorder un moment sans objectif, prendre le temps de manger sans faire autre chose en même temps, aller marcher sans chercher à rentabiliser cette sortie, écouter sa fatigue plutôt que de la repousser, accepter de ne pas être disponible immédiatement pour tout le monde.
Cela peut aussi être simplement apprendre à ne rien faire pendant quelques minutes sans ressentir le besoin de les remplir.
Le repos n’a pas besoin d’être mérité.
Tu n’as pas besoin d’avoir terminé toute ta liste de tâches pour avoir le droit de t’arrêter. Parce qu’une liste de choses à faire est rarement réellement terminée.
Il y aura toujours quelque chose à ranger, un message auquel répondre, un rendez-vous à prévoir ou quelqu’un qui aura besoin de toi.
Alors attendre que tout soit fait pour penser à soi, c’est souvent attendre indéfiniment.
Créer un espace où l’on n’a rien à gérer
C’est aussi pour cela que je trouve important de proposer un véritable espace de pause pendant mes soins.
La séance commence dès les premiers échanges. On prend le temps de mettre des mots sur ce que tu vis, de déposer ce qui pèse et de parler de ce dont tu as besoin aujourd’hui. Il n’y a rien à prouver, rien à réussir et aucun jugement.
Tu peux simplement être toi, avec ce que tu traverses.
Le soin énergétique et sonore vient ensuite accompagner ce temps pour toi, avec les sons, les vibrations et le Reiki. Les instruments sont choisis intuitivement en fonction de ce qui se présente pendant la séance, et mon intuition me permet d’adapter le soin à la personne que j’accompagne.
Une visualisation, quelques mots, un instrument plutôt qu’un autre ou une attention particulière portée à une zone du corps peuvent naturellement trouver leur place dans la séance. Rien n’est identique d’une personne à l’autre, parce que chaque histoire et chaque besoin sont différents.
Pendant ce temps, tu n’as personne à gérer, rien à anticiper et rien à produire.
Tu peux simplement t’allonger, respirer et t’accorder enfin cette place que tu donnes si facilement aux autres.
Tu n’as pas besoin d’être au plus mal pour prendre soin de toi
On attend souvent d’aller vraiment mal pour considérer qu’il est légitime de demander de l’aide ou de prendre du temps pour soi.
Pourtant, prendre soin de soi n’a pas besoin d’attendre l’épuisement.
Tu n’as pas besoin d’être au plus mal pour t’autoriser à ralentir.
Tu peux écouter les premiers signaux. Tu peux reconnaître que tu es fatiguée. Tu peux avoir besoin d’une pause alors que, sur le papier, tout va bien.
Prends soin de toi comme tu prends soin de tout le reste.
Il est temps de ralentir, et ça peut commencer ici.
Si tu ressens le besoin de t’accorder un véritable temps pour toi, je t’accueille à Dijon et alentours pour un soin énergétique & sonore, dans un espace où tu peux simplement déposer ce que tu portes et prendre le temps de revenir à toi.


